Naël court. Pas sur un toit d’Athènes ou dans une ruelle du Caire, mais sur une scène. Devant lui, dix-sept artistes lancés dans un ballet d’acrobaties, de combats chorégraphiés et de parkour.
Derrière lui, un décor monumental qui semble respirer comme un monde ouvert.
C’est là que commence Heredis – Échos du passé, la création des 7 doigts de la main inspirée de l’univers Assassin’s Creed, attendue au Casino de Paris en hiver 2027.

Rien ici ne ressemble à une adaptation classique. On est face à une œuvre scénique qui assume pleinement son ambition : faire vivre Assassin’s Creed autrement, sans manette, sans écran, mais avec des corps, du vertige.

Une idée née d’une obsession .. et d’un monde qui s’y prêtait
Pendant la pandémie, Sébastien Soldevila s’est retrouvé happé par la franchise.
Pas comme un joueur occasionnel, mais comme quelqu’un qui traverse un monde.
Athènes dans Odyssey, l’Égypte d’Origins, la cathédrale de Unity : des milliers d’heures à explorer des lieux qui n’existent plus, ou plus tout à fait. Ce n’est pas le gameplay qui l’a retenu, mais la dimension historique, la précision, la densité.
« Assassin’s Creed est une matière profondément inspirante. C’est un univers riche, physique et chargé d’histoire qui appelle naturellement la scène », explique-t-il.
De cette immersion est née une intuition : si un jeu vidéo peut donner l’impression d’être dans un autre siècle, alors la scène peut en devenir la traduction vivante.

Le film issu du jeu

Une histoire originale, taillée pour le théâtre
Mais il ne faut pas s’y méprendre, Heredis ne rejoue pas un épisode existant. Il invente sa propre quête : celle de Naël, convaincu que son père n’a pas disparu.
Le jour de ses 25 ans, une lettre l’entraîne vers le programme HEREDIS, un dispositif mystérieux qui le propulse à travers différentes époques. Il s’agit donc d’une dramaturgie construite, écrite par Olivier Kemeid et Soldevila, qui utilise les codes d’Assassin’s Creed — assassins, templiers, héritages, mémoire — sans jamais se réduire à un hommage.


Aymar Azaizia, directeur transmédia chez Ubisoft, le résume bien :
« Les fans vont s’y retrouver, mais c’est destiné à des gens qui ne connaissent pas du tout la marque. »
Sur scène, 17 artistes enchaînent deux heures d’acrobaties, de parkour urbain, de combats chorégraphiés et de jeu d’acteur.
Les environnements visuels, conçus avec Ubisoft et Behaviour, créent une immersion proche de celle d’un monde ouvert : transitions temporelles, architectures mouvantes, atmosphères historiques.

Soldevila insiste :
« Ce n’est pas un show de cascades. C’est une pièce qui raconte une histoire. »
Les cascadeurs ne sont pas là pour impressionner, mais pour donner une texture émotionnelle aux scènes d’action.

(c) Stéphanie Payez

Une alliance de créateurs qui élargit le champ du possible
Les 7 doigts, Ubisoft, Behaviour, La Tribu : quatre entités, quatre expertises.
Le cirque contemporain, le jeu vidéo, la production immersive, la dramaturgie.
Cette coalition donne au spectacle une ampleur étonnante, presque inédite dans la rencontre entre arts vivants et culture gaming. Après le succès de Pub Royal, La Tribu retrouve ici un terrain d’expérimentation ambitieux, où la technologie et le corps se retrouvent sans s’écraser l’un l’autre.

Les gamers s’y retrouveront quand même à travers la tension des poursuites, la logique des épreuves, la sensation de mouvement libre. Les amateurs d’arts vivants y verront une écriture, une mise en scène, une ambition esthétique.
Après Montréal, le spectacle s’installera au Casino de Paris du 21 janvier au 7 février 2027.

Heredis ne choisit pas son public. Il l’agrandit, tout simplement.

Collaboration presse officielle

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Posted by:Demona Lauren

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